La dernière reine : Victoria, 1819-1901
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Le 22 janvier 1901, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Cette biographie sans révérence adoucit le mythe d'une Victoria " victorienne ". La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était aussi une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui ne se terminaient qu'à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Son peuple l'appelait la " reine républicaine ". Enthousiasmée par les fleurs et les couleurs de la Méditerranée, elle a lancé la mode de la Côte d'Azur. Passionnée, elle a aimé à la folie son mari, le prince Albert. Veuve à quarante-deux ans, elle a respecté aveuglément les principes luthériens de son époux allemand. C'est une Victoria ardente et violente que font revivre Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre.
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