Libres cahiers pour la psychanalyse, n° 28. Une inquiétude mortelle, l'hypocondrie : lettres à Fliess, 1893, 1894, 1895, 1896 : Sigmund Freud
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Une inquiétude mortelle L'hypocondrie Automne 2013 Numéro 28 Le malade imaginaire ne l'est que pour les autres : ils le raillent ou le négligent, ils n'y croient pas ! Mais celui qui souffre d'hypocondrie est convaincu de la réalité d'une affection du corps qui, pense-t-il, le fera mourir. Étrange rencontre de la douleur psychique et de la douleur physique, confusion de l'âme et du corps.Freud s'est penché sur ce tourment qui cherche sans cesse à être apaisé sans le vouloir vraiment. Il le considère comme une névrose à part que la cure analytique peut traiter. En même temps, l'étude de l'hypocondrie témoigne d'une angoisse inhérente à la condition humaine : la mort la hante sans répit, empruntant les chemins les plus inattendus. La littérature comme l'analyse révèlent cette plainte infinie du mal d'aimer, de vivre, de penser, et parfois aussi de rêver.De la Tante Léonie de Marcel Proust à Pascal ou Molière, du comique dérisoire à la fermeture tragique de destins mélancoliques, les auteurs de ce numéro, écrivains, psychanalystes, traversent par des voies différentes l'opacité énigmatique et excitante de cette inquiétude mortelle.
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