Départ volontaire : un chaînon manquant dans la logique de l'Union minière du Haut-Katanga
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Départ volontaire Un chaînon manquant dans la logique de l'union minière du Haut-Katanga L'Union Minière du Haut-Katanga (UMHK), devenue entreprise publique sous le nom de Gécamines (Générale des Carrières et des Mines), a traversé de multiples crises liées à l'histoire de la République démocratique du Congo : la zaïrianisation, les programmes d'ajustement structurel imposés par les institutions financières internationales, la chute des cours des matières premières, l'instabilité et les transitions politiques prolongées, les pillages de 1991 et 1992, les conflits régionaux ainsi que l'opération dite des « départs volontaires ». Ces bouleversements ont profondément dégradé les conditions de vie des travailleurs, contraints à la débrouille pour satisfaire leurs besoins essentiels. Ils ont également entraîné la disparition progressive de ce qui était jadis une véritable « identité ouvrière » : la Gécamines, autrefois considérée comme le « Baba » (le père nourricier) et la « Mama » (la mère protectrice), a perdu son rôle de garant social et culturel au Katanga.
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