Au fil des jours au gré du causse
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Pays d'avens, de dolines, de sotchs, de lapias, hanté par les chasseurs cueilleurs de la fin du Paléolithique et par les résiniers du Chalcolithique et du Néolithique, celui qu'on appelle « le causse des causses » est une sorte de panthéon, ou d'anthologie, de la poésie « naturaliste », celle qui donne à « l'esprit du lieu », cher à Yves Bonnefoy, et à la poétique élémentaire de Bachelard des lettres, non pas « de noblesse », mais de mystère et d'étrangeté. Ce pays de légende, Gil Jouanard l'arpenta à fleur de regard et, par tous les temps, de peau. C'est ici, dans ces quelques feuillets, sept des vingt années d'écriture vagabonde, et pourtant contemplative, qui se proposent à la méditation et à la rêverie, en guise de célébration de l'instant, cette unité de mesure de la poésie que l'on vit, au jour le jour, machinalement.
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