La gestion collective de la mort dans les cimetières d’époque moderne - Panorama des fosses communes, pourrissoirs et ossuaires en France de la période médiévale au XIXe si
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« L’actualité pesante du cadavre, qu’exprime l’odeur qui s’en dégage, devient […] le point central de nombreux problèmes dont le principal reste bien celui dont nous parle Ionesco : comment s’en débarrasser. » L.-V. Thomas, Anthropologie de la mort, Payot, Paris, 1975Cette interrogation, bon nombre de sociétés ont dû y faire face suite à une augmentation démographique, une épidémie ou plus simplement faute de place. Ainsi, sur le territoire français, et plus particulièrement entre la période médiévale et le début du XIXe siècle, plusieurs solutions ont été testées, rejetées ou finalement entérinées, afin de gérer les arrivées en masse de cadavres mais aussi les milliers d’ossements que les terres de cimetière n’arrivaient plus à « digérer ». Le PCR CimMoNE, projet de recherche regroupant des archéologues, anthropologues et historiens de la mort autour du cimetière moderne dans le quart Nord-Est de la France, a choisi, parmi ses problématiques, de questionner la gestion collective de la mort, au travers des fosses communes, pourrissoirs et ossuaires. En effet, la multiplication ces dernières décennies des aménagements en zones urbaines ou péri-urbaines a entraîné la découverte de nombreuses aires funéraires des périodes modernes et, a fortiori, de structures complexes comprenant des dizaines, voire des centaines de squelettes, en positions primaire et secondaire.La table ronde organisée à Troyes en 2024 a permis de réunir autour de ce large sujet plusieurs chercheurs ayant rencontré, au cours de leurs investigations, ce type d’aménagement : fosses ou tranchées, constructions maçonnées en élévation ou souterraines, très élaborées ou sommaires, en série ou ponctuelles... L’ouvrage qui découle de cette journée d’étude se propose de répondre, au moins partiellement, à ces deux questions : quels protocoles l’archéologie peut-elle envisager pour étudier ce type de découverte et quelles sont les différentes solutions trouvées au cours des XIVe-XIXe siècles pour gérer les masses de cadavres et d’ossementsAvec les contributions de :Stéphane Alix, Olivier Bauchet, Régis Bertrand, Louise Biscarrat, Olivier Blamangin, Isabelle Bouchez, Élodie Cabot, Anne Carol, Cécile Chapelain de Seréville-Niel, Lucie Christin, Myriam Combe, Aloïs Corona, Stéphanie Desbrosse-Degobertière, Boris Dottori, Carole Fossurier, Érica Gaugé, Mathieu Gaultier, Lucie Jeanneret, Sasha Kacki, Isabelle Knafou, Jérôme Livet, Justine Lyautey, Mélanie Macouin, Philippe Martin, Sophie Oudry, Cécile Paresys, Amélie Pélissier, Romuald Pinguet, Antoine Roland, Cédric Roms, Cécile Serandat Mellet, Aminte
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