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Ombres géométriques frôlées par le vent

Ombres géométriques frôlées par le vent

Par Roland Chopard, Marie-Claude San Juan

Quantité 1

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Ombres géométriques frôlées par le vent Presque rien qui se laisse frôler par le vent. Gilbert Lascault Sans s'abolir pourtantAinsi est dit le mystère de l'ombre, ce tableau d'immédiateté, cette éphémère sculpture de surface. Traduction du fugace passage d'un sens capté dans l'instant, fugace et léger comme le vent. Mais aussi correspondance précise avec le geste mental de la création, où se forge dans la conscience un espace vide de concepts, une présence de regard intense qui voit mais ne pense pas. Seul le corps énergétique sait. Concentration extrême et retrait mental : la meilleure métaphore de cet état intérieur serait le vent qui frôle. La photographie est une métaphysique sans mots. Photographier ainsi est une expérience aporétique : totalement là, et pas du tout. Saisie ontologique du réel, du Tout, mais à travers le « presque rien ». Marie-Claude San Juan (écritures, photographie, blog Trames nomades) sinuosités taches ou lignes empreintes du hasard dans le visuel et le temporel Des fragments se sont peu à peu retrouvés là. Nous devons les considérer comme des éléments désormais intégrés, acceptés après une maturation toujours marquée par ce doute profond inhérent à notre esthétique. Tous ces fragments visent ainsi à s'inscrire dans une continuité remplie d'énigmes et de paradoxes jamais résolus, toujours en suspens. Roland Chopard (écriture, art plastique, typographie, édition)

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