Grand traité des petits poils : quand la philosophie fait l'école buissonnière
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Faisant le désespoir du jeune chauve mais la fierté du vieux Samson, l'érotisme d'un pubis épilé mais aussi celui d'un autre à la belle toison, le chagrin à la fois de l'hirsute, à la fois de la femme au crâne nu croisée dans un couloir d'hôpital, permettant - par battement de cils - l'expression des plus délicates de nos émotions... Oui, qu'ils soient célébrés ou cachés, nos poils sont bien plus qu'un simple attribut naturel : ils marquent notre identité.Dans un dialogue de Platon, Parménide, choquant le jeune Socrate, avait dit possible une philosophie du poil. Mais vingt-cinq siècles ont passé sans qu'elle ne vienne. Philosophe de l'intime, Éric Fiat relève ici le défi, avec l'humour et l'érudition qui ont fait le succès d'Ode à la fatigue. Il le fait sous la forme d'un passionnant abécédaire amoureux du poil où poèmes, textes théoriques, récits parfois drôles et parfois déchirants dessinent cette inédite philosophie de la pilosité.Que donc lecteurs et lectrices fassent l'école buissonnière, et que, musardant d'une entrée à l'autre comme de buissons en buissons, ils voyagent du pays des anges à celui des renards, des alcôves secrètes aux salons de coiffure. Et que loués soient les poils et la pilosité, en joyeuse assomption de notre naturalité !
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